L’Assemblée nationale a en première lecture adopté
un amendement présenté par MM. Jacques Floch et Henry
Jean-Baptiste ajoutant au champ de l’habilitation le développement
de l’enseignement supérieur et de la recherche
scientifique.
Le Gouvernement n’y était « pas particulièrement
favorable », considérant que les besoins prioritaires de
Mayotte en matière de formations supérieures s’orientaient
plutôt vers le développement de filières courtes
après le baccalauréat, de type BTS, qui sont organisées
au sein des lycées et ne nécessitent pas forcément
la création d’une structure universitaire de plein exercice.
S’agissant des cursus plus longs, les liens existants avec l’université
de la Réunion et les universités métropolitaines
peuvent être développés.
Actuellement, Mayotte compte 200
nouveaux bacheliers par an, ce chiffre devant être relativisé
puisque près de la moitié sont des enfants de fonctionnaires
métropolitains.
Dans l’avenir, cette question devrait cependant
se poser avec plus d’acuité.
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