La formation professionnelle à Mayotte relève de la même législation que sur le reste du territoire national. Les entreprises ont donc la possibilité de faire appel aux services des centres de formation professionnelle afin de compléter la formation de leurs salariés. Toutes ces structures souffrent malgré tout d'une fragilité liée aux financements qui dépendent en grande partie d'instances locales, DTEFP et Conseil Général, par exemple. Or, on a souvent pu observer un manque de suivi et de cohérence dans l'attribution des marchés de formation. Ainsi, certaines structures se sont vu attribuer des marchés qui les ont obligées à investir en locaux et personnels. Quelques années plus tard, ces marchés étant attribués à d'autres structures, nouvellement installées ou non, ont mis les premières en grande difficulté financière, les obligeant à se séparer d'une partie de l'équipe pédagogique et de certains locaux. Les motivations de ces changements paraissent souvent obscures. Pourtant, les besoins en formation continue sont immenses. Une grosse partie de la population en âge de travailler souffre en effet d'un déficit de formation qu'il est nécessaire de combler afin de rendre ce personnel suffisamment performant pour occuper les rares postes proposés dans les entreprises mahoraises. La formation professionnelle se heurte également à un problème crucial et assez général à Mayotte : le manque de motivation des apprenants. Certains ne se cachent pas qu'ils se sont engagés dans une formation dans le seul but de toucher l'indemnité de fin de mois. Si ce phénomène n'est pas propre à Mayotte, il prend ici des proportions désespérantes. Les stages de formation commencent invariablement par une remise à niveau des savoirs de base : français et mathématique. Le niveau scolaire à Mayotte dépasse rarement la sixième chez les adultes sur le marché du travail.
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