Direction des Affaires Scolaires et Universitaires de Mayotte
Mercredi 6 Juin 2007 - 05:28:50| Modifié le Dimanche 6 Septembre 2009
Les étudiants mahorais qui partent à l'extérieur (Réunion ou France métropolitaine) sont suivi par une structure destinée à leur faciliter la vie estudiantine.
Les jeunes qui veulent poursuivre leurs études sont contraints de quitter Mayotte. Ce qui ne va pas sans problèmes d'adaptation.
Crédit photo : E.T./Malango
«Les élèves et étudiants mahorais hors Mayotte»
Dés la fin des années 1970, un système d’aide a été mis en place à
Mayotte pour pallier l’absence d’enseignement supérieur et la capacité
d’accueil insuffisante dans le second degré (en particulier
l’enseignement professionnel.) Une nette évolution de cet accueil peut
être constatée à la dernière rentrée scolaire. Elle est la traduction
du Plan Académique d’Action mis en place par le Vice-Rectorat de
Mayotte en janvier 2003 lequel prévoit en septembre 2004 une
orientation après la 3ème de 50 % des effectifs dans le secondaire
(contre 59 % en 2002) et de 35 % en enseignement professionnel (contre
27 % en 2002). Actuellement géré par la DASU, le système permet aux
jeunes de poursuivre des études en métropole ou à la Réunion en
complétant les ressources qui leur sont attribuées dans le cadre des
bourses nationales.
L’effectif des
boursiers connaît une croissance exponentielle (graphique ci-dessous)
et le budget total de la collectivité consacré à ces aides est passé de
2,9 millions d’euros en 1995 à 15 millions en 2003.
Pour
l’année scolaire 2003/2004, ce sont ainsi quelques 3 700 étudiants
(secondaire et supérieur) qui ont bénéficié des bourses accordées aux
élèves et étudiants mahorais scolarisés hors Mayotte. Avec 41 % de
boursières, le poids des filles est en nette augmentation mais
celles-ci restent relativement sous-représentées, en particulier dans
le second degré.
Les filières dominantes
concernent les baccalauréats professionnels, les BEP pour les lycéens
et les DEUG et BTS pour les étudiants, avec un développement notable
des DUT. L’échec en DEUG semble très important puisque seulement 8% des
inscrits en 1ère année en 2001 ont obtenu leur diplôme et continuent
leurs études deux ans après. Une des difficultés rencontrées semble
être le relatif isolement dans lequel certains étudiants se retrouvent
puisque 21 % des boursiers ne sont pas plus de cinq dans leur commune
d’accueil. Malgré cette forte dispersion, le sud-ouest métropolitain
accueille la moitié des effectifs.