Un véritable casse-tête
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une agriculture traditionnelle
sur brûlis qui favorise la désertification des sols ;
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l'absence totale de
recyclage des déchets domestiques qui s'entassent dans les
trois décharges à ciel ouvert de l'île ;
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l'augmenation exponentielle
de la consommation de produits "occidentaux" conditionnés
dans une plétore d'emballages non reclyclables sur place ;
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une culture locale
qui n'intègre pas encore le côté inaltérable
des emballages et donc l'utilisation de poubelles ;
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une notion non encore
intégrée "d'espace collectif" : les déchets
balayés dans l'espace privé sont trop souvent tout simplement
expulsés dans les rues...
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un manque évident
de poubelles publiques ;
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l'augmentation tout
aussi alarmante de la démographie et donc de la consommation.
Les nouvelles générations modifient bien évidemment
leurs habitudes de consommation.
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absence totale de gestion
des déchets à risque : produits chimiques, piles, etc...
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l'insularité
et l'espace restreint qui en découle : le relief accidenté
de l'île rend la plus grande partie de sa surface inexploitable.
Mayotte tente de s'imposer
comme une destination touristique privilégiée. Cela peut
devenir une réalité, à condition que la lutte pour
l''environnement gagne la course contre la montre qui s'est engagée
entre modernisation et préservation de l'environnement. Même
le lagon, principale richesse de l'île est menacé : les quelques
rivières qui irriguent l'île semblent le plus souvent servir
davantage à l'élimination des déchets domestiques
vers le lagon...
La délégation
à l'environnement et la DAF (Direction de l'Agriculture et de la
Forêt) font de gros efforts pour sensibiliser la population à
l'environnement et à l'importance que revêt la protection
de celui-ci, mais ces efforts semblent bien dérisoires face à
la tache à accomplir. D'autant que les service administratifs eux-mêmes
ne sont pas les derniers à participer à cette pollution.
La destruction de la mangrove pour le passge de la rocade Sud de Mamoudzou
en est un exemple. Rappelons que la convention de Washington, signée
par la France, instaurait toutes les mangroves comme zones protégées
interdisant toute destruction de celle-ci...
Comment concilier développement
et sauvegarde de l'environnement? Les responsables politiques de l'île
sont-ils et seront-ils à même de résoudre cette équation?
Ne serait-il pas souhaitable de "faire une pose" dans la course
effrénée vers la modernisation dans laquelle s'est engagée
Mayotte? N'est-il pas déjà trop tard? Autant de questions
que peu de gens semblent se poser, les politiques semblant beaucoup plus
préoccupés par la participation des sportifs mahorais aux
Jeux des Iles..
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