La scolopendre
|
|
Dernière modification le : Vendredi 8 Juin 2007 à 09:58:02. |
|
La scolopendre qu'on rencontre à Mayotte mesure couramment plus de vingt centimètres et représente la seule menace du monde animal. plus psychologique que sanitaire, d'ailleurs. si sa morsure est très douloureuse, elle n absolument pas mortelle. en revanche, son aspect et agilité la rende particulièrement repoussante, le mot faible!
|
|
|
|
La scolopendre
La scolopendre

Tout d'abord, rectifions une faute couramment commise : on ne dit pas pas "UN" scolopendre, mais "UNE" scolopendre. Eh oui, ce charmant myriapode est du genre féminin... Même les grands auteurs s'y sont trompé :
« Il prit enfin la parole en ces termes : "le scolopendre ne manque pas d'ennemis ; la beauté fantastique de ses pattes innombrables, au lieu de lui attirer la sympathie des animaux, n'est, peut-être, pour eux, que le puissant stimulant d'une jalouse irritation. » ( Les Chants de Maldoror - Chant IV )
Le Littré nous en donne cette définition :
« s.f. Terme d'entomologie. Genre des mille-pieds qui forment à présent une classe séparée de celle des insectes. La scolopendre mordante, qui habite la France méridionale, a parfois 8 centimètres de longueur ;
certaines espèces de l'Inde atteignent 20 à 25 centimètres, Legoarant . » ( Littré )
La scolopendre qu'on rencontre à Mayotte mesure couramment plus de vingt centimètres et représente la seule "menace" du monde animal. Menace plus psychologique que sanitaire, d'ailleurs. Si sa morsure est très douloureuse, elle n'est absolument pas mortelle. En revanche, son aspect et son agilité la rende particulièrement repoussante, et le mot est faible!
 |
Les enfants de mayotte ont trouvé avec la scolopendre un compagnon de jeu peu banal : ils lui arrachent les "machoires" qui lui servent à mordre, lui font une laisse avec un brin d'herbe. Personne ne songe à leur en vouloir pour cette cruauté, tant la bestiole attire le dégoût.
|
La scolopendre dans l'encyclopédie de Diderot et d'Alembert

La Scolopendre fig. 4. a pour caracteres génériques le corps applati, les antennes filiformes, & composées de plusieurs articles courts, & vingt - quatre pattes au - moins. La Scolopendre dont il est ici question en a quarante, vingt de chaque côté; au reste, ce dernier caractere ne suffit pas pour distinguer les différentes especes; M. Geoffroy prétend que quand ces insectes sont jeunes ils ont peu de pattes, & qu'à mesure qu'ils prennent de l'accroissement le nombre des pattes & des anneaux du corps augmente: la Scolopendre qui a servi de modele pour la fig. 4. se trouve en Amérique.
|
|
|
|