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Nassur Attoumani sur RFO

Dernière modification le : Mardi 15 Mai 2007 à 08:43:24.

Nassur Attoumani réagit sur RFO Mayotte à l'actualité au cours d'une émission du samedi 8 novembre 2003. Ses commentaires sur les événements d'Hamouro.

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Interview de Nassur Attoumani sur RFO Mayotte

Extrait du journal TV de RFO Mayotte du samedi 08/11/2003 à 19h30.

Journal en shimaore présenté par Moina Saindou.
Invité : Nassur Attoumani.

Nassour Atoumani, auteur mahorais, ne se sépare jamais de son casque colonial afin de rappeler le passé colonial de Mayotte. Mais le présent ?
Photo : http://www.rosada.net

RFO visionne un reportage sur l’audition par les gendarmes du maire de Bandrélé Moussa Madi. Nous pouvons aussi y voir un extrait du reportage de R. Ponet sur les incendies du village de Hamouro.

Moina Saindou : Bwana Nassur Attoumani, raha kwaanguiya shio shidukuruhu haunguiliyo wadjeni ha ndzia ya shidza harvwa ya shisiwa ya shimaore. Yo tsi hadisi iliyo amba isi hutashaushi mwanampavi ?

Monsieur Nassur Attoumani vous n’avez pas encore écrit sur l’entrée clandestine des étrangers à Mayotte. Ce n’est pas un sujet qui vous interpelle un peu ?

Nassir Attoumani : Tsi rongoa hale tu ! Wamu regea m’somo la Fille du Polygame, utsopara vavo amba m’trubaba akojo lola Maore mwana bweni shimaoreakourihiwa Utsrerewa […] ne wakati wuwo Wangazidja wakonguiya wengi wakoja wajolola m’maore, wapara kartasi, waroha waendre la Réunion wawasulihi Franrantsa walishi M’maore na wana. Safeke tsiyirongowa hale tu, basi na faamu !

Je l’ai dit il y a longtemps ! il suffit de relire La Fille du Polygame et on verra un homme qui vient se marier à Mayotte avec une jeune Mahoraise ; à ce moment-là c’était les Grands-Comoriens qui venaient nombreux, il venait se marier à des mahoraises, quand ils avaient les papiers, ils partaient à la Réunion et jusqu’en France et ils laissaient la Mahoraise avec les enfants. Ca fait que j’ai dit, il y a longtemps : attention !

Moina Saindou : […] Wawe usona amba kayina mwiso wantru watsoshindra ta yike, wantru washindre , wafanyie namna ta ivunguwe mwanampavi ?

Est-ce que vous voyez un moyen de faire diminuer un peu (sous entendu ce problème ou ces entrées) ?

Nassur Attoumani : Niswami ba maana wantru wangadzaho karata warongoa madza vani ripara ultima !

Excusez-moi mais ceux qui jouent aux cartes ont coutume de dire : « à ce point de la partie : on est faits ! »


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Extrait du journal TV de RFO Mayotte du dimanche 09/11/2003 à 19h30

Journal en français présenté par Djamila Soidiki.
Invité Nassur Attoumani.

Après avoir traité trois sujets, RFO visionne un reportage sur l’audition par les gendarmes du maire de Bandrélé Moussa Madi. Nous pouvons aussi y voir un extrait du reportage de R. Ponet sur les incendies du village de Hamouro.

D. Soidiki : Hamouro, qu’est-ce que ça vous inspire cette affaire ?

N .Attoumani : Ca reflète, en fait, énormément le mal vivre Mahorais et je pense que la dernière fois, heu… Mr Attoumani l’a suffisamment expliqué. Et je ne connais pas vraiment donc le fond des détails, mais… il faudrait peut-être qu’on attende suffisamment avec recul pour voir donc ce qui s’est réellement passé comme l’avait dit M. Le Préfet, heu…. Il y a eu manipulation verbale de la part d’un de vos journalistes en l’occurrence M. Ronan Ponet et ça c’est inadmissible !

D.S : Bon, mais il y avait quand même les images qui témoignaient de ce qui s’est passé.

N.A : Les images heu…qui étaient montées heu…de toutes pièces puisque…

D.S. : Non quand même ! non la presse écrite aussi en a rapporté des images, donc on ne peut pas dire que tous les journalistes qui s’y sont mis ont raconté des histoires.

N.A. : Non, non… mais, mais, mais ça a été d’une façon délibérée, étant donné qu’il n’était pas là au début, mais qu’il est venu, donc, après et le préfet donc l’a bien souligné !

D.S. : Oui, mais bon, on retiendra que les images sont là, témoignent donc…

N.A. : Mais justement donc, heu… on connaît le poids des mots et le choc des images !

D.S. (Sourire) Donc je vous propose de continuer……

(2 autres sujets sont traités, puis celui de la vente des bananes en période de ramadan. Sujet illustré par un reportage sur le marché de Mamoudzou)

D.S. : Alors, aliment très prisé mais aussi cher au marché de Mamoudzou, la banane !

N. A. : C’est extrêmement cher, mais c’est pas tout, c’est que peut-être 60% ou 70% des bananes qui sont vendues au marché c’est volé dans nos champs …(Rire de D.S.)…Ah! , oui, oui, mais ça, nous sommes en période de ramadan alors…

D.S. : Normalement, ce genre de chose, c’est interdit !

N.A. : C’est interdit, mais, mais, quand nous allons dans nos champs et que nous voyons, bon en une nuit il y a 10 régimes qui ont disparu ou bien 15 ! …

D.S. : On se pose des questions ?

N.A. : Ca me donne les boules …

D.S. : Merci en tout cas Nassur Attoumani d’être venu sur ce plateau…

N.A. : D’avoir dit la vérité plutôt !

D.S. : Non, d’être venu sur ce plateau, vous apprécierez vous-mêmes, merci à vous de nous avoir accompagnés durant cette demi-heure d’information, je vous retrouve la semaine prochaine, bonne soirée.