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Malango MayotteActualité de Mayotte    Mouvements sociaux, Syndicalisme

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MAYOTTE Article publié le 2008-03-27  -  Mouvements sociaux, Syndicalisme Imprimer les brèves de la région

Une journée en état de siège à Mayotte

Avec la fin de la journée, le calme semble revenu sur les points les plus chauds de Mayotte : Mamoudzou et Kawéni. Le temps du bilan de cette triste journée est venu, même si l'inquiétude demeure quant à la façon dont vont se dérouler la soirée et la nuit, notamment à Kawéni.

 

80 garde mobiles, plusieurs tonnes de matériel et un blindé sont arrivés par Transall en fin d'après-midi afin de parer à toute éventualité de reprise des violences sur l'île de Mayotte en proie à de violentes manifestations depuis ce jeudi matin.

L'ex-président Bacar a été exfiltré vers l'île de la Réunion et les autorités espèrent que cette mesure va calmer les esprits. "Sa présence à Mayotte en faisait un élément de fixation" a dit le Préfet de Mayotte qui s'exprimait sur la chaîne locale Télé Mayotte. Il a souligné que l'éloignement de Mayotte vers la Réunion n'excluait pas qu'il soit par la suite ramené vers les Comores si sa demande d'asile politique était rejetée. Il s'est ensuite longuement exprimé sur le "respect des principes de la Constitution Française" qui obligeaient à examiner cette demande d'asile. "La France soutient les Comores, elle a d'ailleurs participé à l'opération sur Anjouan".

Revenant aux événements de la matinée à Mamoudzou au cours desquels les anjouanais de Mayotte s'en sont pris de façon violente à la communauté blanche, il a jugé que "ce qu'on voit sur ces images est inacceptable" et qu'il "ne peut admettre qu'on s'en prenne à une communauté précise". Vincent Bouvier a ensuite affirmé sa détermination à adopter "une attitude de fermeté" et à "faire respecter l'état français comme nous respectons la souveraineté de l'état comorien" : "je ferai tout pour que l'ordre soit rétabli" sans oublier de mettre l'accent sur la situation des étrangers à Mayotte, qu'ils soient en situation régulière ou non : "Je rappelle que les étrangers, même en situation régulière peuvent être frappés de mesures d'expulsion. Toute personne qui vit à Mayotte doit respecter les règle de la république".

Le bilan officiel

Comme toujours dans ce genre d'événements, les rumeurs ont couru toute la journée à Mayotte concernant les exactions perpétrées par les manifestants. On a même parler de morts. Fort heureusement, il ne semble pas que ce soit le cas. Le Préfet a donc dressé le bilan officiel de cette journée d'émeutes. "18 blessés ont été admis à l'hôpital de Mamoudzou dont 15 sont rentrés chez eux. Deux personnes sont restées en observation mais leur état n'inspire pas d'inquiétude. Une personne est toujours en réanimation". "Je tiens à préciser que sur ces 18 blessés on comptait cinq métropolitains".

Des événements prévisibles?

Si une telle flambée de violence était difficilement prévisible, ce qui a heurté le plus la population, c'est le manque de réactivité des forces de l'ordre. Pour le préfet, "si nos effectifs sont importants, ils sont malgré tout limités et nous sommes obligés d'aller là où les situations sont les plus urgentes". Un point de vue difficilement acceptable par les victimes, d'autant que le périmètre était, dans un premier temps, circonscrit aux alentours de l'embarcadère de la barge.

Et Bacar ?

Le président déchu a pris les airs pour l'île de la Réunion où il sera remis aux mains de la justice française dès son arrivée. Dans son interview sur Télé Réunion, le ministre de l'outremer -qui arrivera demain à Mayotte- s'est contenté de rappeler le principe de séparation de l'exécutif et du judiciaire et n'a donné aucun éclaircissement sur la situation présente ni sur la suite des événements. "Dès que M. Bacar arrivera à la Réunion, son sort sera entre les mains de la justice". "Ne me demandez pas combien de temps il restera à la Réunion, ce sera à la justice de trancher". "Il a enfreint les lois de la république" sans préciser lesquelles et quels chefs d'inculpation pouvaient être retenus contre lui. Il a simplement rappelé que "le droit international va s'appliquer : la France et l'Union des Comores se parlent, dialoguent". Le préfet de Mayotte avait été à peine plus explicite devant les revendications des manifestants qui reprochent à la France de "protéger un dictateur" : "Il ne s'agit pas de protéger un dictateur, il s'agit d'examiner la demande d'asile politique".

Quand la journaliste de Télé Réunion évoque cet éventuel asile politique dont Bacar pourrait bénéficier, le secrétaire d'état en appelle, lui, au ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner : "C'est le ministre des affaires étrangères de la France qui devra décider en dialogue avec les Comores".

Yves Jégo prolongera son voyage dans l'Océan Indien d'une journée, mais à la Réunion, pas à Mayotte.

E.T.

Article consulté 2194 fois
© Malango Actualité 2008- Reproduction soumise à autorisation


Document sans titre
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Vos commentaires sur ce sujet

LILIA976 : Réponse à gb
Si toute cette foule ne représente que 2 % des anjouanais de Mayotte, c'est qu'il y a un réel danger pour notre île. Pour l'injustice, pourquoi ils n'osent pas bruler et casser aux Comores alors qu'ils subissent une injustice 10 fois plus importante qu'à Mayotte ?

kely976 : Je trouve totalement inadmissible tout ce qui s'est passé ces dernières années à Anjouan et le comportement de M.Bacar envers son peuple, mais celà ne justifiait en rien un tel comportement à l'encontre des metropolitains et des mahorais. De plus la violence n'a jamais permis à personnes de se faire comprendre bien au contraire, je dirais même qu'elle peut très violemment minée une revendication même la plus noble, ça à pu se vérifier maintes fois dans le pays ouvert et democratique qu'est la France, lorsque les casseurs entre en scènes les discours perdent de leurs valeurs.
En ce qui concerne, l'extradition, je doute qu'elle ait lieu car l'Union des Comores pratiquent la peine de mort, et comme nous avons souvent pû le constater à plusieurs reprises dasn des affaires précédentes ou même concernant d'autre spays (exemples entre le Canada et les USA), il est très rare qu'un pays qui prohibe totalement ce genre de pratiquent accepte une extradition vers un pays pratiquant la peine de mort...
C'est ça les droit de l'homme, n'en déplaisent à certain!!!

zs : Mais qui a organisé ces coups d'etat?
LA FRANCE : le jour ou elle decidera de laisser les comores tranquilles je peux vous assurer que les comores s'en sortiront.
et vous "bl" vous me faites pitiez vous croyez que vous vivez en democratie a mayotte ?
Les mahorais sont les esclaves des francais qui vous la bas qui s'appoprient tous vos terrains et qui vous dirigent comme des larbins!!!!
regardez n'importe quel institution vous verrez qu'il ya toujours un blanc en haut vous etes dans un pays que vous ne maitrisez meme pas et qui ne vous respecte pas .
Mayotte n'est pas un departement mais une colonie moderne !!!!!!!!!

zs : Mais qui a organisé ces coups d'etat?
LA FRANCE : le jour ou elle decidera de laisser les comores tranquilles je peux vous assurer que les comores s'en sortiront.
et vous "bl" vous me faites pitiez vous croyez que vous vivez en democratie a mayotte ?
Les mahorais sont les esclaves des francais qui vous la bas qui s'appoprient tous vos terrains et qui vous dirigent comme des larbins!!!!
regardez n'importe quel institution vous verrez qu'il ya toujours un blanc en haut vous etes dans un pays que vous ne maitrisez meme pas et qui ne vous respecte pas .
Mayotte n'est pas un departement mais une colonie moderne !!!!!!!!!

bl : Posons nous simplement la question:
Combien de coups d'état dans la jeune " république des Comores" depuis son existence. Pourquoi toujours focaliser sur l'attitude de la France... Qui acceuille déjà beaucoup sur son territoire...
Nos amis anjouannais seraient bien avisés de s'organiser collectivement pour vivre en démocratie et doivent cesser de donner des leçons... L'attitude raciste de ses ressortissants observée dans les rues de Mamoudzou, permet d'évaluer le long chemin qu'il reste à parcourir...

gb : la nuit est calme, la prévenance et la protection de la part des mahoraises et mahorais à l'égard des wazungus hier m'a beaucoup touché, celà a permis d'eviter des violences supplémentaires !
le probleme de l'avenir et des relations entres communautés reste entier et préoccupant. Je souhaite vivement qu'il n'y ai pas de représailles envers la communauté anjouanaise, qui n'a pas à payer les actes de violences d'une très petite minorité ( 2% ?...)
Ces violences sont inaccepatbles certes mais les causes peuvent aussi être cherchées dans les situations de grande injustice que subissent les travailleurs comoriens. (ouvrier agricole payé 50€ par mois par ex) eau potable revendue à prix prohibitif....chasse au clandestin qui reste sans commune mesure avec "la chasse au blanc "d'hier. Voir la peur, la terreur dans les yeux d'un homme qui vous prend pour un agent de la PAF peut être mis en parallèle avec la peur qui se lisait hier dans les yeux.
La participation d'enfants à ces emeutes doit nous interroger. Monsieur Bacar partis les problèmes restent entier pour tous les habitants de Mayotte. Si on continue d'ignorer ou de fermer les yeux sur les injustices subies.....nous aurons aurons manqué une occasion d'avancer vers un vivre ensemble un peu moins injuste.

dj : je ne sais pa pourquoi les comores et la France n'ont pas signé un accord d'extradition et pourtant c'est quand même important de se mettre d'accord là-dessus. Ce n'est pas la première fois que les comores font une demande à la france d'extrader une personne mais à chaque fois celle-ci pose des problèmes d'accord bilatéral non signé.

GLASS : Tok Tok Mr le ministre de l'outre mer, on se dégonfle?? T'inkiète pas pour sa, tu n'es pos le preimère et surement pas le dernier. vous défilé tous sur sur poste et chacun de vous n'a pas assez de cran pour cesser d'éviter les problème.

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